Mercredi matin vers 11h30, deux hommes armés d’une kalachnikov et d’un lance roquette ont fait feu au sein des locaux du journal satyrique Charlie Hebdo, à Paris. Selon les autorités parisiennes, la fusillade a fait 12 morts dont deux policiers. A compter également parmi les victimes, 4 dessinateurs de la rédaction de Charlie Hebdo : Charb, Cabu, Tignous et Wolinski.

 

Un véritable carnage

La rédaction du célèbre journal satyrique, Charlie Hebdo, a été la cible d’une lourde attaque terroriste orchestrée par deux hommes armés. 12 personnes sont décédées et 4 autres sont dans un état critique.

« Vers 11h30, deux hommes armés d’une kalachnikov et d’un lance-roquette, ont fait irruption au siège du journal satirique Charlie Hebdo dans le XIe arrondissement de Paris. Un échange de feu a eu lieu avec les forces de l’ordre »
– François Molins, Procureur de la République de Paris

Les deux protagonistes de l’attaque sont toujours en fuite; le Premier Ministre, Manuel Valls a renforcé le plan vigipirate en alerte terroriste maximale, toute activité extra-scolaire en Île-de-France est interrompue et la sécurité au sein des transports en commun a été renforcée.

 

Une fusillade qui glace le sang

« J’ai entendu des coups de feu, j’ai vu des gars cagoulés qui sont partis en voiture. Ils étaient au moins cinq« , a déclaré Michel Goldenberg, un voisin qui a son bureau dans la même rue que Charlie Hebdo. Un autre voisin, Bruno Leveillé, a raconté à l’AFP avoir entendu « à 11h30 pile, une trentaine de coups de feu pendant une dizaine de minutes ». Cindy Hubert, devant le siège de Charlie Hebdo, a témoigné pour RTL France: « C’est très confus ici, l’atmosphère est vraiment au chaos, il n’y a pas d’autre mot. Il y a une cinquantaine de véhicules de policiers, de pompiers, du SAMU. J’ai parlé il y a quelques instants à des témoins qui parlaient d’une fusillade très violente à l’intérieur, puis d’une fuite dans une voiture qu’on aurait volée juste à côté du métro Richard Lenoir. Pour l’instant on n’en sait pas plus sur le bilan au moment où je vous parle. Des personnes sur des brancards sont en train de défiler dans la rue et on attend d’en savoir un peu plus sur ce bilan. »

 

François Hollande, profondément choqué

Le Président de la République Française s’est rendu sur les lieux de l’attaque et estime qu’il s’agit d’un acte terroriste, « sans nul doute ». Une réunion ministérielle se tient depuis 14h00 à l’Élysée, réunissant, indépendamment de Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, Jean-Yves Le Drian, Christiane Taubira, Laurent Fabius et Fleur Pellerin. C’est l’attaque la plus meurtrière en région parisienne depuis plus de 50 ans.

Le chef de l’État s’est par ailleurs exprimé mercredi soir à 20h, dénonçant une « fusillade d’une violence extrême » et un « lâche assassinat ». « La liberté sera toujours plus forte que la barbarie », déclare-t-il, appelant les Français à s’unir pour la démocratie. Une journée nationale de deuil a été décrétée pour le lendemain et tous les drapeaux seront en berne trois jours. François Holllande conclut cette courte allocution : « Rassemblons-nous. Vive la République, et vive la France ! ».

 

Charlie, déjà attaqué

En 2011, le journal fut déjà la cible d’actes terroristes suite à la publication d’un numéro spécial intitulé « Charia Hebdo », contenant une caricature du prophète Mahomet. Des jets de cocktails Molotov avaient provoqué un incendie, ce qui avait contraint la rédaction à s’installer plusieurs jours dans les locaux du journal Libération.

 

Sources : AFP/RTL info

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