En 2019, tous les enfants iront à l’école dès 3 ans. C’est l’une des mesures présentées hier par le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer. Le nom de son projet de loi : « pour une école de la confiance ». Outre le passage de la scolarité obligatoire de six ans à trois ans, le ministre annonce la création d’un nouvel organisme d’évaluation des politiques éducatives ou encore la modification de la formation des enseignants. « Cette réforme importante pour l’école est le fondement même de notre politique de justice sociale », a estimé Benjamin Griveaux devant la presse en sortie du conseil des ministres.

Le projet prévoit de réformer les écoles supérieures du professorat et de l’éducation (Espé) en les remplaçant par des Instituts nationaux su périeurs du professorat (INSP). À la clé, moins d’heures de cours et plus de pratique pour les futurs profs. Une source d’inquiétudes pour les enseignants. « On risque d’avoir des professeurs qui sont moins bien formés », s’inquiète Philippe Watrelot, formateur en Espé.

Autre mesure qui promet de froisser les syndicats : la suppression du Conseil d’évaluation du système scolaire (Cnesco) lancé en 2013. Le conseil sera remplacé par une nouvelle institution qui ne fait pas l’unanimité. Elle réunira trois personnalités nommées par le ministre ainsi que deux parlementaires. « Le Cnesco avait au moins l’avantage d’être indépendant. Le nouveau conseil sera inféodé au Ministre », craint Alain Billate secrétaire national du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire. Le débat au Parlement débutera au printemps prochain.

Article réalisé dans le cadre de la formation au Centre de Formation des Journalistes (CFJ)

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