Une semaine comme tous les amateurs de football les aiment. En effet, il y a eu de l’émotion sur la scène européenne. La finale berlinoise de la Ligue des Champions 2015 opposera le FC Barcelone, qui avait fait le plus dur au Camp Nou face au Bayern, à la Juventus de Turin, tombeur du tenant, le Real Madrid. En Europa League, le FC Séville, déjà vainqueur il y a un an, jouera le Dnipro Dnipropetrovsk, vainqueur de Napoli de Benitez, en finale à Varsovie dès le 27 mai prochain. Deux sensations footballistiques comme on les aime. 

Le Barça tout en contrôle, la Juve fait tomber le Real de Madrid

Une semaine après leur succès 3-0 grâce à un dernier quart d’heure de feu, les joueurs du FC Barcelone de Luis Enrique ne pouvaient craindre grand chose à l’Allianz Arena de Munich si ce n’est une entame de feu des Allemands. Le moins que l’on puisse dire c’est que les Munichois – toujours privés de Ribéry, Robben et Alaba – ont débuté la rencontre comme il le fallait. D’une tête rageuse, le défenseur central transfuge de l’AS Rome l’été dernier, Benatia a ouvert le score. Cependant, le FC Barcelone a très vite corrigé le tir grâce à sa MSN toujours aussi réaliste et surpuissante : Neymar s’offre un doublé grâce à deux passes de Luis Suarez, encore grandiose. En seconde période, les Catalans, se savant déjà en finale, ont laissé dérouler : Lewandowski puis Müller ont permis au multiple champion d’Allemagne de l’emporter 3-2, pour l’honneur. En effet, Messi and co gagnent 5-3 au cumul des deux matches pour rejoindre l’Olympiastadion de Berlin.

« Je souhaite féliciter mes joueurs. Je suis heureux d’être l’entraîneur de cette équipe. Bravo à Barcelone, j’espère que ce club va remporter un cinquième titre à Berlin […] Lionel Messi est très, très fort en ce moment. Il me rappelle Pelé. » (P. Guardiola)

« Bien sûr, il y a de la tension, comme à chaque tour. Évidemment l’avantage que nous avons pris au premier match a été déterminant. Mais ça n’a pas été facile pour nous quand le Bayern a ouvert le score, cependant, nous avons bien réagi, nous avons réussi à égaliser et nous avons pris l’avantage à la pause. » (Luis Enrique)

À Berlin, le 6 juin prochain, il n’y aura pas, pour la première fois de la très riche histoire de la Ligue des Champions, un Clasico. Le Real Madrid ne deviendra pas non plus le premier club de l’histoire à remporter deux Ligues des Champions de suite. L’histoire n’était pas au rendez-vous pour les Madridistes, elle l’était pour le Juventus qui se hisse en finale de la plus belle des compétitions de clubs 12 ans après la dernière (défaite 0-0, 2-3 tab face au grand Milan AC de Nasta, Maldini ou Inzaghi). Buffon était déjà là, Pirlo aussi mais avec le maillot milanais. L’histoire c’est aussi ce match au stade Santiago Bernabéu brillamment géré par les joueurs d’Allegri et qui voyait, dans la capitale espagnole, le grand retour de Paul Pogba. Le métronome français, impressionnant pour un retour à la compétition, qui plus est dans une demi-finale européenne, a délivré la passe décisive de la qualification à Alvaro Morata. À ce moment-là, l’ex-joueur du Real, égalise à 1-1. La Juventus est alors en finale, il reste plus de 30 minutes à jouer, à résister aux assaut madrilènes. Les Italiens, maîtres dans l’art de tenir le score, ne vont pas craquer malgré les assauts répétés de Gareth Bale. La Juventus de Turin est en finale de la Ligue des Champions. C’est un exploit. Le combat final face à Barcelone sera une opposition de style qui promet, on a hâte d’être au 6 juin prochain pour voir qui de Messi ou de Buffon va soulever la coupe aux grandes oreilles dans le ciel berlinois.

« Il ne nous a pas manqué grand-chose, de petits détails. Nous avons manqué de réussite. Si je devais regretter quelque chose, c’est que nous n’avons pas joué la première période comme nous le faisons d’habitude. Je remercie toutefois mes joueurs, qui ont donné le maximum. » (C. Ancelotti)

« On est en finale, c’est désormais une réalité. Les joueurs ont montré qu’ils étaient à la hauteur de l’événement. Ils ont fait un match de Ligue des champions exemplaire en termes d’engagement, d’intensité […] Battre le Barça est compliqué, même si c’est sur un seul match. Quand on joue face à de grands joueurs il faut savoir les contenir. Suarez et Neymar sont en excellente condition, comme Messi, et il faudra faire un très bon match. » (M. Allegri)

Séville revient en finale, le Dnipro s’invite à la fête varsovienne

La sensation de la saison footballistique. Voilà comment qualifier les performances du Dnipro, le club de Dnipropetrovsk, ville ukrainienne d’un million d’habitants. Cette équipe qui compte dans ses rangs Konoplyanka, cadre de la sélection d’Ukraine, placée dans la poule de Saint-Etienne au premier tour puis tombeurs de l’Olympiacos, du Dynamo Moscou et de Bruges, a su se défaire de Naples pour s’offrir une première finale européenne le 27 mai prochain à Varsovie. Une semaine après un match nul 1-1 arraché aux forceps au San Paolo de Naples, les joueurs de Myron Markevych ont tenu le score après un but de Seleznyov peu avant l’heure de jeu. Les Ukrainiens seront opposés, dans l’affrontement final, aux tenants du titre sévillans qui ont écrasé la Fiorentina lors des deux confrontations (5-0 au cumul). Ce sera une opposition de style, encore deux jeux très différents : l’attaque des Andalous contre la science tactique et du jeu du coach du Dnipro. Depuis 2006, le FC Séville a remporté ses trois finales de C3 : la tâche sera rude pour le Dnipro qui n’est plus à un exploit près.

 »Toujours pas redescendus sur terre. » (M. Markevych au lendemain de l’exploit)


Ce jeudi 14 mai, la finale de la Ligue des Champions féminine s’est déroulée à Berlin entre Francfort et le Paris-SG, novice à ce niveau. Après un match accroché, ce sont les Allemandes qui ont soulevé le trophée pour la quatrième fois que leur histoire après les sacres de 2003, 2006 et 2008. Les Parisiennes peuvent nourrir des regrets car Francfort a inscrit le but de la gagne dans les arrêts de jeu. 


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