Le dernier film de Christopher Nolan Interstellar est sorti le mercredi 5 novembre dernier en salle. Le Plus est allé le voir. Voici ce que l’équipe en retient.

C’était assurément le film le plus attendu de l’année. Christopher Nolan, connu pour avoir notamment fait The Dark Knight ou Inception, signe en Interstellar un film à la hauteur des espérances placées en lui. Sans verser dans le futurisme classique et ses constructions irréelles, il signe tantôt un documentaire, tantôt un film philosophique, tantôt le film qu’il est, à savoir un long métrage de science-fiction.

Joué par Matthew McConaughey dans Interstellar.

Joseph Cooper, joué par Matthew McConaughey dans Interstellar.

Dans un futur proche (vraisemblablement aux alentours de 2100 même si aucune date n’est indiquée), un ancien ingénieur et astronaute Cooper, terrorisé par un crash qui a mis fin à sa carrière et devenu agriculteur, arrive de façon hasardeuse dans une base secrète de la NASA, qui officiellement n’existe plus. Car le monde a changé et sa fin est proche. Ici, pas de scénario catastrophe comme dans 2012 ou dans d’autres films du même genre mais bien un scénario réaliste, montrant que les hommes provoqueront leur fin eux-mêmes. A force de croire que la Terre leur appartient, ils ont épuisé ses ressources et une à une, les espèces ne poussent plus. La priorité est de se nourrir, tandis que des tempêtes de poussière gênent considérablement le quotidien des humains. Cooper arrive donc à cette base secrète, puisque la NASA n’existe plus, l’opinion n’acceptant plus de mettre de l’argent dans la conquête spatiale alors qu’elle peine à se nourrir. Envoyé à la recherche d’une planète habitable grâce à une faille spatio-temporel, il tente avec quatre autres astronautes de réussir l’ultime mission pour sauver l’humanité. Voilà pour le scénario.

Dans ce film, Nolan adresse avec sobriété un bilan écologique consternant et fait réfléchir sur les actions de l’humanité. Contrairement à Gravity, il ne s’attarde pas sur les plans dans l’espace, préférant ceux dans la navette spatiale ou sur les planètes. Insistant sur la partie scientifique du projet, il ne fait pas rêver à coup de gadgets mais montre des équipements actuels, montrant que cette époque n’est pas si éloignée qu’on peut le penser. Ayant des raccourcis entre les différents moments du film, ingénieux et captivants, il s’appuie sur une vraie écriture, digne des plus grands, symbolisée par un final époustouflant et inattendu. Hans Zimmer signe lui une musique captivante, à la hauteur du film et de ses précédentes réalisations (150 films dont Pirates des Caraïbes, Gladiator et Twelve Years a Slave). À part quelques scènes inutiles et d’autres qui auraient dû être ajoutées afin de bien comprendre le film, Interstellar est à voir, que l’on aime la science-fiction ou non. Car il est bien plus que cela…

La bande d’annonce :

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