Alors que le Centre national des opérations d’urgence établit un bilan provisoire de 7 000 morts dans les zones couvertes par les secours, le bilan définitif s’annonce bien plus important étant donné que des villages n’ont pas encore pu être atteints (parfois faire 200km prend une journée entière en voiture dans de bonnes conditions). De plus, l’espoir de découvrir des survivants dans les décombres est maintenant réduit à néant.

 

Heureusement, les aides humanitaires mobilisées ont été grandes : des campagnes de donations sur les réseaux sociaux aux envois de militaires par différents pays de la communauté internationale. Mais ces derniers ne sont pas toujours entièrement désintéressés. En effet, dans un pays qui a vu les régimes politiques se succéder et qui était quelques années auparavant maoïste, certaines puissances tentent d’étendre leur zone d’influence quand d’autres n’accordent de l’importance qu’à leurs ressortissants. C’est le cas du Samajwadi Party en Inde dont l’un des militants demandait « Savez-vous où sont les musulmans à Katmandou ? » (étant donné que la communauté musulmane est importante pour leurs élections régionales).

 

Malgré l’arrivée des secours, les conditions sanitaires sont désastreuses. Beaucoup dorment à la belle étoile faute de trouver un abri convenable et les autorités craignent la propagation d’épidémies. De plus, tout le matériel nécessaire ne peut être distribué car tous les avions ne peuvent atterrir à l’aéroport de Katmandou, dévasté aussi par le séisme.

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